Celle-ci je sais vraiment pas d'où je la sors, comme déjà dit elle n'est pas
achevée( cela fera durer un peu le suspense ^^) et elle n'est pas nommée non plus, enfin j'ai bien une idée mais j'en suis pas sure donc on verra en attendant... Bonne lecture et surtout,
donnez-moi votre avis car celle là est exclusive !
Il était tard et mes paupières se fermaient toutes seules, pourtant j’avais encore des notes et des
calculs à ajouter pour être enfin prêt pour l’Expédition, elle vaut bien que je reste encore quelques heures éveillé, nous la préparons depuis des semaines avec mon équipe et demain nous verrons
le fruit de notre labeur ; demain : nous décollons en direction de la Terre !
_ « Alors Willem tu rêves ? » C’était Dalyan qui me tapait sur l’épaule. Je lui jette un
regard qui me sort de mes pensées et me fait distinguer à quel point il paraît assuré et sûr de lui, du haut de ses 27 ans, il a une stature athlétique et un visage tendre où l’on ne distingue
pas une pointe d’angoisse, plus je le regarde plus je me dis qu’il n’y a pas de doute, le centre spatial a bien fait de le nommer comme dirigeant de l’équipe.
_ «Non je réfléchis, je me demande ce que l’on va trouver sur Terre, cette planète a été si
longtemps abandonnée de toute forme de vie qu’il est fort probable que l’on y découvre nombre de surprises !»
_ « Ne réfléchis pas trop tout de même, c’est le meilleur moyen de te brouiller la cervelle !
Essaye juste de ne pas trop te faire de soucis je suis sûr que tout va très bien se passer, et viens plutôt par-là les autres arrivent, nous n’allons pas tarder à
partir ! »
En effet, je voyais déjà la silhouette de Dréya mon assistante, suivie de Dolbéïs mécanicien et Rokald le
pilote. Ils arrivaient tous les trois, le sourire aux lèvres, en ne faisant aucun effort pour retenir l’état d’euphorie et d’excitation dans lequel ils étaient.
Nous avons marché jusqu'à la navette, la gorge trop serrée pour pouvoir parler.
Dalyan posa son doigt sur l’écran de reconnaissance, les portes du vaisseau s’ouvrirent aussitôt. Il
rentra le premier, suivit de nous tous. C’était la première fois que je grimpais à bord d’un tel vaisseau, il était très spacieux, et il comptait au moins une dizaines de modules individuels, une
pièce commune, pour les repas, un laboratoire et une pièce d’holo-communication pour pouvoir joindre notre centre « La Nébuleuse. »
Alors que j’explorai le vaisseau, la voix amplifiée de Dalyan me fit sursauter : _ «19h59,
départ dans 60 secondes… » Un vrombissement sourd me fait sursauter : Nous décollons !
Il est 7H00 du matin, notre nuit à bord s’est très bien passée, bien que j’ai eu du mal à trouver le
sommeil, nous devons être bientôt arrivés à destination si je ne m’abuse ? Je m’empresse de m’habiller et file en direction de la cabine de pilotage, la porte coulisse à mon arrivée et
j’aperçois Dalyan accoudé tranquillement derrière le tableau de bord en jetant de temps à autre un regard sur le pilotage de Rokald.
_ « Où sommes-nous ? » Dis-je avec précipitation.Dalyan tourna la tête et me
dit :
_ « Nous allons arriver d’ici dix minutes, je suis impatient ! Je vais enfin réaliser mon rêve,
poser le pied sur la Terre de nos ancêtres. Mon grand-père me racontait quand j’étais petit des tas d’histoires sur des humains fous qui auraient survécus à la grande catastrophe, j’y croyais
jusqu’au jour où j’ai commencé les études je me suis vite rendu compte que c’était quasi impossible non ? »
_ « Théoriquement oui, mais ne sait-on jamais, il y a toujours des exceptions aux règles, s’il
restait des humains nous serions dans ce cas, les premiers à les découvrir, espérons simplement qu’ils ne nous seront pas hostiles ! Mais cette hypothèse est on ne peut plus
farfelue.
____
Nous venons d’atterrir.L’environnement
dans lequel nous sommes plongés est sinistre,des nappes de produits fluorescent s’étalent sous nos pieds ,des vapeurs sortes de la terre ,si on peut encore appelé ça de la terre ! Je
respire avec difficulté l’air en bouteille de ma combinaison, Dolbéïs, resté au vaisseau, signale à Dalyan que tout va bien de son coté, pendant que nous parcouront ce paysage
ravagé.
Nous ne savons ni où nous allons ni combien de temps de temps
nous allons marcher, mais une chose est sure : les derniers instants de la Terre ont du être terribles. Je crois que de toute ma vie je n’ai jamais vu quelque chose d’aussi triste, sombre et
désolé.
Dalyan est en tête, l’air anxieux, suivit de Rokald et de Dréya,
je me surprends à regarder les formes gracieuses que lui donne sa combinaison. Cela fait à présent une heure que nous marchons, enfin que nous essayons de rester debout car le terrain est
tellement asymétrique qu’il est difficile de s’y déplacer sans tomber dans une marre nauséabonde de substance toxique et fluo.
Soudain quelque chose sembla changer aux alentours, je mis un
certain temps à comprendre ce qui était en train de se passer : l’atmosphère devenait de plus en plus lourde, comme électrique et le ciel de couleur naturellement sombre, commençait à
s’éclaircir et à ce marbrer de petits éclairs rouges et violets, le sol, lui, semblait s’agiter, il commençait à se fissurer à certains endroits pour laisser s’échapper un peu plus de ce produit
aux vapeurs toxiques. Dalyan nous cria de rester ensemble, il nous fit un signe et il plongea.
Rokald le suivit sans hésiter et disparu à son tour dans une
sorte de crevasse en contre-bas, je pris alors la main de Dréya et l’entraîna de toute ma force dans la faille.
Un bruit sourd et cadencé résonne au plus profond de moi, je n’ai pas chaud,
je n’ai pas froid, je voudrais rester là, ne jamais sortir, je me sens ivre de confort, mon nombril me chatouille doucement. Comme un cri dans l’atmosphère…
Ma tête est sur le point de se fendre, une douleur qui n’est pas la mienne m’envahit,
je réalise subitement que mes mains sont plaquées sur une paroi tiède et humide.
J’essaye tant bien que mal d’ouvrir les yeux, même ce simple geste m’est
douloureux.
Dalyan est en face de moi, encore inconscient, dans la même position que moi, bras
écartés et jambes pendantes ; Je n’ai plus aucun doutes : nous ne sommes plus seuls !
Cependant, je ne sais pas ce qui me gêne le plus : le fait que d’autres être
vivants nous aient attaché là ou la pulsation régulière et chaude de la paroi qui me donne la nausée.
Je crois que la deuxième proposition me fais d’avantage frémir que la première, car en
bougeant ma tête sur le coté, j’aperçois que mes mains sont attachées à ce qui ressemble être un énorme vaisseau sanguin qui pulse lui aussi à ce même rythme régulier.
Le mur me retient donc prisonnier et le pire c’est qu’il semble être
vivant !
Un gémissement me fit sortir de mes pensées. C’était Dalyan qui revenait à lui, et à
en juger par son expression de douleur il devait ressentir la même chose que moi.
Je continuais à l’observer quand soudain il ouvrit les yeux et son regard croisa le
mien :
_Will’ est-ce que sa va ?
_Oui je crois, je n’arrive pas à me souvenir de ce qui s’est passé une fois avoir
sauté.
_Pareil pour moi. Depuis combien de temps est-tu réveillé ? Et où sont les
autres ?
_Pas longtemps et je crois qu’ils sont à cotés de nous mais je n’arrive pas à les
voir.
Il me jeta un regard interrogateur après avoir regardé ces bras.
_Bon sang ! Qu’est-ce que c’est que ce truc ?
_C’est le cas de le dire, lui dis-je avec un sourire crispé, je crois que le mur est
vivant.
_Vivant ? Mais comment est-ce possible ? J’ai sauté dans une crevasse,
c’était un trou dans le sol ! Et pourquoi je me sens si mal ?
_J’en sais pas plus que toi tu sais, mais moi aussi je ressens ça.
Je pense à un truc : si le mur est vivant, il doit pouvoir réagir.
Donnons-lui des coups de pieds pour voir. Attention : 3, 2, 1, 0 !
Mes pieds s’enfoncèrent légèrement dans la paroi, parallèlement à ceux de Dalyan, en
effet la réaction ne se fit pas attendre, la paroi se contracta et expulsa violemment nos pieds.
_Je crois qu’on a réussi à lui faire mal.
_____
Contenir toujours plus de haine, je sens que cela
ne va pas être facile, l’envie d’exploser me submerge, va-t-elle être plus forte que moi ?
La maternité a
ses limites, mes fils, il est temps de couper le cordon .
_Dalyan ! Ou est-tu, je ne vois plus rien !
_Je suis là, juste à coté de toi, prend ma main, on est libre !
Ma main chercha la sienne à tâtons dans l’obscurité, un mètre nous séparait l’un de
l’autre.
Le sol était étonnement froid par rapport à la paroi de tout à l’heure, il était
irrégulier, comme rocheux, désagréable.
_Je comprends absolument rien ! Où sommes-nous ? dit Dalyan
_Il me semble que l’on est de l’autre coté de la paroi qui nous retenait prisonniers,
on aurait traversé… Ce qui me paraît bizarre, c’est que l’on soit détachés, je n’aime pas beaucoup ça… _Attends… J’entends du bruit comme des pas …
Une vive lumière nous aveugla, pendant que des hommes vêtus d’étranges armures nous
attrapèrent et nous forcèrent à les suivre.
Le premier attrapa Dalyan, il portait à la ceinture comme un bâton de bois relié à une
espèce de pierre rouge qui semblait dégager une douce aura de bien-être, toute douleur me quitta, je me sentais comme ivre, euphorique, l’envie de chanter devenait plus forte que moi et à en
juger par les balbutiements de Dalyan ce qu’il ressentait était encore plus fort.
Nous étions tellement bien que lorsque les gardes nous quittèrent pour nous laisser
dans une pièce à peine plus grande que celle que nous venions de quitter, la réalité nous frappa de plein fouet comme un coup sur la tête, nous étions captifs, sans aucune nouvelle de nos
coéquipiers, perdus sur une planète dont nous ne connaissions rien …
__________
Voyez la coupe sur l'autel
Elle contient le sommeil éternel
En ma compagnie vous allez le boire
Vous ne souffrirez pas, il faut me croire.
Il est temps pour vous de rejoindre votre seigneur
Il sera indulgent envers vous mes pêcheurs
Là-haut
une place vous est réservée
Votre passage sur terre n'était qu'inutilité.
_Je m’inquiète pour Dalyan et Will, j’espère qu’ils vont bien…
_T’en fait pas Dréya, ils sont plus forts que tu le crois, j’ai confiance en
eux.
_A ton avis, ce sont des hommes qui nous ont amenés ici ?
_J’en ai bien l’impression, ils auraient survécus à la grande
catastrophe…
_Mais que s’est-il réellement passé ? Je n’ai jamais eu la vraie version de
l’histoire…
_ Et bien d’après les chercheurs du centre, les hommes auraient vécus des années en
harmonie avec leur environnement, mais leur société, un jour évolua.
L’argent devint le maître, et les humains s’enfermèrent dans un monde capitaliste, le
but étant d’avoir toujours plus d’argent l’environnement fut mis de coté.
Ce n’est que bien plus tard, quand les scientifiques de l’époque tirèrent la sonnette
d’alarme et que les ressources ; entre autre le pétrole qui servait à alimenter les réservoirs des engins qu’utilisaient les terriens pour se déplacer vint à manquer que le
gouvernement se décida à prendre des mesures dites « écologiques ». Mais le mal était fait et les terriens ne pouvaient plus reculer, les prix augmentèrent car les matières premières et
la nourriture se faisaient extrêmement rares, beaucoup d’entre eux ne pouvait plus subvenir à leurs besoins vitaux, l’Etat déjà endetté ne pouvait plus aider ses citoyens, les terriens se virent
forcer d’abandonner tous leurs engins consommant du pétrole, des lois furent votées, un couvre feu fut instauré pour lutter contre les terriens affamés prêt à tout pour survivre. Bien sur, seul
ceux qui possédaient des terres vécurent plus longtemps se servant de leurs bêtes pour se déplacer, et mangeant leur récoltes quand ils pouvaient. Une guerre civile mondiale se
préparait.
La terre, elle, était toujours plus polluée ; plus salie de jour en
jour les scientifiques multiplièrent les expériences dangereuses pour tenter de résoudre le problème.
Ils arrivèrent à cloner des animaux en grand nombre, en espérant
nourrir la populace, il paraît même qu’ils auraient trouvé le moyen de redonner vie aux morts pour pouvoir les consommer, l’état assurant qu’il s’agissait de viandes
animales.
Mais peu de temps après, les scientifiques se virent dépasser par le nombre à produire
et les morts échappèrent à la surveillance des vivants. Ils se mirent à attaquer les laboratoires où la substance était crée, car ils étaient sur leur chemin, une quantité incalculable de produit
fut perdue et les morts échappèrent complètement au contrôle des scientifiques. Ce fut alors une pagaille monstre parmi les terriens, les morts attaquant au hasard toute forme de vie, lorsque la
Terre comme pour éviter un massacre rentra dans une phase très étrange : les volcans multiplièrent leurs éruptions, les raz de marées, les cyclones et autres tornades décimèrent totalement
les terriens, ne laissant que des épaves de leur civilisation .
_Comment sais-tu tout cela ?
_ Bizarrement, je devais réparer le vaisseau qui nous à conduit jusqu’ici, mais il me
manquait une clé pour pouvoir continuer, donc je suis parti dans la réserve qui comme tu le sais, ce trouve juste à coté du module de communication, les portes étaient restées ouvertes et j’ai
entendu toute la conversation entre Willem et Dalyan.
_ Alors eux aussi connaissent toute l’histoire.
_Oui, et peut-être même plus…
_ Ecoute, on vient !
Une porte taillée à même la roche s’ouvrit, et deux « hommes » entrèrent.
Leur démarche était lente et leur souffle rauque. Dréya se leva aussi vite qu’elle put mais leurs mains serraient déjà ses poignets. C’est au moment où elle sentit la peau froide de l’homme
contre la sienne qu’elle comprit : Il était mort.
Ce contact lui fit perdre la tête, une sensation langoureuse la pénétra tout entière,
elle suivrai sans résister cet homme dont la chair morte l’attirai irrésistiblement.
Dolbéis semblait être également dans un état second, il riait et fredonnait, la pierre
rouge fixée au bâton du deuxième homme brillait de tout son éclat.
___________
Dix
doigts sortent de la tombe,
Je suis paumée perdue dans l’ombre,
Bercée par l’émotion,
Bouffée par la dévotion.
_Laisse-moi voir, tu prends toute la place !
_Hey ne me pousse pas ainsi, tu vois bien qu’on est tous réunis et rappelle moi
combien nous sommes ?
_Oui, oui je sais, on est mille deux cents mais n’empêche que j’aimerais bien voir la
tête de la matrone quand elle verra ce que cinq cents et cinq cent un lui ont apportés ! Il paraît que ce sont des humains !
_ Bah on est tous humain cerveau mou et arrête d’appeler maman comme
ça !
_ Oui mais des humains vivants…
_Vivants ? Par le cadavre exquis c’est impossible ! Il faudrait qu’ils
viennent d’une autre planète.
_Je crois que…
_Tais-toi ils arrivent !
Et la suite sera pour le prochaine épisode
!^^